Jardin en cours # épisode 21

Jardin en cours

Jardin en cours # épisode 21

Se remettre à l’ouvrage

Après ces tristes évènements, la mise en place de la clôture-portail m’a apaisée pour continuer mon ouvrage, tel Sysiphe et son rocher. Car les ronces, elles, ne font l’objet d’aucune rapine!

Essai de plantation de patates

J’ai égayé ma peine en faisant une expérience, dont on saura à l’automne si elle s’avèrera fructueuse.

J’avais quelques pommes de terre qui avaient germé dans le bac à légumes du frigo. J’ai décidé de les planter dans le jardin. On dit que la pomme de terre a des vertus désherbantes. Je les ai implanté à un endroit où la terre avait été remuée car j’avais arraché des ronces.

Je ne les ai pas enterrés, elles sont restées plutôt en surface.

Ensuite, j’ai tenté l’expérience des pommes de terre sous paille mais, sans paille!

Je suis allée ramassée du foin fauché le long d’une route peu passante, en guise de paille. J’ai aussi collecté des orties, dans un terrain abandonné à côté.

J’ai mis en place les patates, puis une couche de foin, puis mes orties (vertes, fraîches pour l’azote) et enfin j’ai mis des copeaux de bois, pour lester et remettre une couche brune.

Couche d’orties sur couche de foin

L’aternance des couches brunes et vertes pourra être complétée par la suite, pour constituer une « lasagne »… Aventure à suivre donc!

Nettoyer toujours

800m², cela peut paraître petit, mais quand il s’agit de nettoyer 800m² de friche, la tâche est ardue. J’ai un peu l’impression de ne pas en voir la fin, d’autant que seule, on avance… lentement!

Mais quand la motivation et l’énergie sont là, je m’attelle à l’arrachage de pieds de ronces. Processus sans fin dans la mesure où une majorité des plantes spontanées que j’ai identifié sur le terrain indiquent que le sol « part vers la forêt ». Le sol est donc en situation de faire venir la forêt et son cortège floristique. Je n’ai rien contre la forêt, bien évidemment, mais si je pouvais implanter celle que je veux, ce serait d’autant mieux!

Enlever les pieds de ronces sur 5m² prend… une après-midi! Autant dire que j’ai du pain sur la planche, car en plus des ronces, il y a les loniceras qui sont toujours là, ou encore la clématite des haies, qui part à l’assaut de tout ce qui est vertical.

Au milieu du vert, une zone de circulation (si, si!)

Voilà l’aspect de la zone sur laquelle j’ai travaillé avant intervention.

Et voilà le résultat après:

Le cheminement paillé

L’effet n’est pas spectaculaire, mais le foin permet au moins de matérialiser là où l’on marche. Je sais que dans quelques semaines tout aura disparu, mais dans l’immédiat, cela fait « plus propre »!

Un espace « déroncé »

Là où il reste du vert, c’est qu’il y a des ronces! Il en reste donc encore beaucoup…

Compagnons

En trimant au jardin, on fait parfois des rencontres qui réjouissent le cœur, tel ce crapaud, qui était dans un creux à proximité d’une aubépine à arracher.

Crapaud allié du jardinier

Le crapaud est précieux au jardin, car il mange des limaces, et autre faune qui endommage parfois les plantations. Il est terrestre la majeur partie du temps, et n’a besoin d’eau que pour sa reproduction. Le futur petit bassin lui sera donc utile!

J’ai aussi trouvé, sous un tas de bois, un orvet : je savais depuis l’an passé qu’il y en avait, car j’avais retrouvé leur mu. Ces « serpents de verre » sont aussi les alliés du jardinier. Ils appartiennent en réalité à la famille des lézards (sans patte) et non à celle des serpents : leur régime alimentaire est donc identiques aux lézards.

Compagne parfumée

Une autre agréable compagne en cette fin de printemps est l’orchis bouc (Himantoglossum hircinum), dont le jardin regorge de pieds. Contrairement à son nom vernaculaire, elle ne sent pas mauvais (du moins pour mes narines!), mais elle dégage effectivement un parfum assez capiteux que, personnellement, j’apprécie.

Himantoglossum hircinum – Orchis bouc

C’est asse chic de pouvoir dire que l’on a des orchidées dans son jardin… 😉 Celle-ci y pousse du reste abondamment, mais selon les flores, elle est assez commune : pas de quoi se vanter, donc!

Elle croît sur des « pelouses maigres calcicoles ». Et effectivement, le sol (peu profond) est drainant et, semble-t-il, riche en bases (comme l’indique les plantes bio-indicatrices).

Si je souhaite continuer à les voir fleurir, il me faudra donc laisser des zones vierges d’amélioration du sol existant, afin de maintenir cette richesse floristique spontanée. Mais peut-être est-ce présomptueux de croire que je vais pouvoir modifier la nature du sol au point d’en faire disparaître les orchis bouc! Nous verrons dans le temps!

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