Jardin en cours # épisode 19

Jardin en cours

Jardin en cours # épisode 19

Plantations printanières

Ces mois de travail de nettoyage n’ont pour but que de pouvoir installer de nouvelles plantes, et de créer une diversité plus importante, notamment concernant la strate arbustive!

Car la flore spontanée m’offre certes des plantes intéressantes (aubépine : médicinale/mellifère/comestible, rosier des chiens : médicinale/mellifère/comestible etc.) mais cela reste assez limité par rapport aux ambitions que je porte pour ce jardin!

Le printemps est la saison idéale pour mettre en place les plantes vivaces, mais, lorsqu’elles craignent un peu le froid, il faut attendre que les Saints de glace soient passées pour les installer.

Avec les beaux jours, arrivent aussi les fêtes des plantes, que les jardiniers passionnés parcourent. J’y allais auparavant à titre professionnel, maintenant que j’ai un jardin, je peux aussi m’y rendre pour acquérir des végétaux…

Acheter pour planter

J’ai donc acheté (très raisonnablement) quelques plantes à Saint-Jean de Beauregard.

J’avais repéré l’an passé une pépinière creusoise qui est collection nationale d’aubépines. Je leur ai donc acheté cette année deux aubépines asiatiques, qui portent des cenelles beaucoup plus grosses que les nôtres : 2 à 3,5cm!

Crataegus pinnatifida

Ils m’avaient fait goûté leur gelée faite à partir des fruits et j’avais beaucoup aimé! Étant donné que les aubépines poussent en abondance dans le terrain, je souhaitais en greffer, mais la pépinière ne proposait pas de greffons. J’en ai acheté par le biais de la pépinière Atmosvert, mais aucune greffe ou presque n’a prises! :'(

Planter des fleurs

J’ai aussi acheté mes premières « fleurs ». Les plantes installées jusqu’ici ont majoritairement un intérêt pour leur fructification, aussi, en achetant mes hémérocalles, j’ai acquis des végétaux pour leur floraison. Les hémérocalles ont des fleurs comestibles, et j’ai appris récemment que l’on pouvait aussi mangé les jeunes feuilles (en quiche par exemple).

Trois hémérocalles ont donc pris place dans le massif le long du mur Sud. Un Perovskia, acheté sur le stand de l’école Du Breuil, a aussi été installé.

Les plantations de vivaces : perdues au milieu du paillage. A la plantation, cela « ne ressemble à rien », il faudra patienter 2-3 ans pour que les végétaux prennent leur essor…
Composer le massif

D’autres achats ont suivi, sur un marché provincial, dans une jardinerie locale…

A la plantation, les végétaux sont noyés dans l’espace du massif, et l’on aurait tôt fait de vouloir planter beaucoup plus serré. Mais cela n’est pas une bonne idée, car il faut anticiper le développement des végétaux, et leur laisser l’espace de s’exprimer. Bien entendu, chaque plante réagira peut-être différemment de ce qui est annoncé dans les ouvrages botaniques, car ces livres proposent des données pour des conditions optimales, mais l’on peut prendre ces chiffres comme base.

Plantations le long du mur Ouest

J’ai constaté, comme on me l’avait enseigné, que plus l’on plante petit, plus les plantes reprennent facilement. Un autre point de vigilance concerne le temps de séjour des plantes dans leur pot : si les racines débordent en dessous, cela veut dire que la plante est là depuis longtemps. A la plantation, ces végétaux accusent le coup par la suite, ce qui n’a pas été le cas des plantes installées moins développées.

Des nouvelles des premières plantations

Les premières plantations installées se portent bien. Leur croissance n’est pas des plus spectaculaire, mais j’ai volontairement planté petit.

J’ai eu la joie de découvrir que le ragouminier a offert vaillamment ses premières fleurs, alors qu’il est si petit!

Un ragouminier motivé!

Les transplantations vont bien aussi, la consoude prend son essor, les groseilliers poussent tranquillement…

Le sureau récupéré en bord de route et la consoude à ses pieds : tout le monde va bien!
Les deux groseilliers le long du mur Sud : présence discrète
Semer et attendre

J’ai aussi procédé à des semis « d’engrais verts ». Ces plantes sont utilisées pour leurs propriétés. On parle improprement d’engrais, alors que ce sont davantage des amendements, puisqu’elles ont vocation à améliorer le sol. Pour ma part, j’ai semé un mélange (de ce que j’ai trouvé en jardinerie près de chez moi) composé de trèfle incarnat, moutarde, phacélie et luzerne.

J’ai fait plusieurs semis dans le jardin. J’en avais effectué à l’automne mais rien n’a levé, aussi ai-je recommencé ce printemps.

Je me suis attelée à nettoyer le mur Sud à côté des groseilliers. Je n’ai pas retourné la terre, mais je l’ai décompacté en utilisant ma fourche bêche comme une grelinette. Puis j’ai semé, légèrement enterré et enfin, j’ai mis de la sciure de bois. L’idée était que la sciure allait protéger le sol, l’enrichir mais qu’elle me servirait aussi, par sa couleur, à repérer les semis!

La zone semée à côté des groseilliers
Zone semée et nettoyée le long du mur, mais le reste de l’espace revêt toujours un aspect « friche »

En nettoyant, j’ai retrouvé un grand nombre de déchets dans la terre, morceaux de verre, bout de chaîne, bouts de vaisselles, chaussure… Un ravissement…

J’ai commencé à délimiter le futur emplacement d’un bassin, aussi, en faisant cela, j’ai excavé de la terre. Celle-ci a été réutilisée quelques mètres plus loin, afin de niveler les trous du terrain. Sur cette terre meuble, j’ai semé le même mélange.

Boucher les trous et semer la terre à nue
Levée des semis

Les semis le long du mur Sud, ont levé en au moins 15 jours. J’ai bénéficié d’une bonne conjonction au niveau de la pluie, car je n’arrose rien.

Levée des semis le long du mur Sud, après au moins 15 jours

Cela n’a encore rien de bien spectaculaire! Mais les plantes sont en place, ce qui assure une couverture du sol.

En revanche, les semis réalisés plus tôt, le long de la haie Ouest, ont pris un bel essor, deux mois après leur mise en place!

Les « engrais verts » le long de la haie Ouest

On aperçoit plus les tronçons de bois qui délimitaient le massif. Les trèfles incarnats, qui étaient ceux qui avaient eu le plus de difficulté à lever forment de belles touffes. Pas de trace de la luzerne en revanche, le terrain ne doit pas lui convenir. Les fleurs violettes de la phacélie m’enchantent, et celles de la moutarde plaisent également aux insectes. Maintenant, j’essaie d’éviter de marcher ou rouler dessus, car je trouve l’ensemble beau!

Cela apporte un peu de couleur dans le jardin qui ne comporte sinon, que du vert…

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *