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Jardin

Jardin en cours épisode # 27

Sortir de l’hiver

Nous avons eu, selon beaucoup de personnes, un hiver extrêmement pluvieux. Je dois confesser que je n’ai pas eu cette impression, en revanche, nous avons eu (et avons) beaucoup de vent. Février 2020 nous a offert son lot (trop abondant) de coups de vent/tempêtes.

Celles-ci ont cassé des branches, et ont fait écrouler le mur mitoyen Sud au jardin en cours, comme on peut le voir!

Mauvaise surprise hivernale

Une dizaine de mètre se sont effondrés, heureusement pour moi, vers le terrain d’à côté qui est à l’abandon! Mes quelques plantations n’ont donc pas été écrasées. Celles-ci ne sont d’ailleurs pas très vaillantes.

Le point positif est que je n’ai plus d’effet d’ombre portée sur cette lisière, en revanche, le jardin est ouvert à tout va :(.

Planter les lisières

Justement, pour tenter de palier aux intrusions que j’ai subi l’an dernier, des boutures de rosier ont été faites, pour les implanter le long du mur Ouest. Ces rosiers, s’ils se développent, formeront une barrière végétale dissuasive. Ils apporteront par ailleurs l’attrait de leur floraison à la belle saison.

Installation de boutures de rosier au pied du mur Ouest

Dans le massif du mur Ouest, il y a mon artichaut, qui a passé vaillamment l’hiver (qui n’a pas été froid, il est vrai). J’attends avec impatience de voir son développement, car il semble bien parti: l’emplacement lui convient parfaitement! Son beau feuillage gris-vert détonne dans le gris de l’hiver.

L’artichaut en hiver, pour sa deuxième année de plantation, à sa gauche, le long du mur, un kiwai, et à sa droite, un romarin.
Plantation de fruitiers

L’hiver, mais surtout l’automne, sont les saisons de plantation idéales des ligneux. En effet, ceux-ci ont toute la saison pour commencer leur installation. Contrairement à une idée reçue, on sait aujourd’hui que les végétaux déploient leurs racines pendant la saison hivernale. Pas de croissance feuillée, mais une croissance racinaire.

Mon expérience me confirme que plus on plante tôt (novembre ou décembre par exemple), mieux c’est : les arbres auront bénéficié des arrosages hivernaux.

Les scions sont en racines nues : durant leur transport ils ont été protégés de la dessication par de grands sacs plastiques

Cette saison, j’ai implanté au jardin de nouveaux arbres fruitiers, acquis aux pépinières de la Brie (à Saint-Siméon, hameau de Charcot 77), auprès de Pascal Papelard. Pascal cultive des arbres et arbustes fruitiers en bio, principalement des variétés fruitières anciennes, issues du terroir de la Brie et du Gâtinais.

Des groseilliers et des cassissiers prêts à être transplantés
Mise en œuvre des plantations

Pour les plantations, il convient de réaliser un grand trou, afin que les racines des arbres ou autres arbustes ne soient pas contraintes. On doit pouvoir les étaler largement, à plat : elles doivent être à leur aise pour se déployer.

Creusement du trou de plantation. On aperçoit la couleur du sol, qui est très claire : la terre contient peu de matière organique.

Afin de savoir si la taille est la bonne, il faut tester régulièrement, tant la profondeur que la largeur.

Selon la forme du système racinaire, le trou sera plus ou moins profond.

Lorsque l’on plante, il faut aussi veiller à ne pas enterrer le collet de l’arbre. C’est le siège d’échanges gazeux vitaux : son enterrement ferait mourir à coup sûr le végétal. L’utilisation d’une baguette permet de contrôler le niveau du collet par rapport au sol existant.

Une fois le jeune scion implanté

Lorsque l’arbre est bien positionné, on remet la terre, dans l’idéal, dans le sens où elle se trouvait. C’est-à-dire que l’on remet les couches du fond au fond du trou, et les couches de surface, en surface. Cela permet de ne pas détruire la faune du sol qui est inféodée à chaque horizon.

Lors de l’excavation, on peut faire des tas de terre bien distincts selon chaque horizon : le plus foncé est celui du dessus, tandis que le plus clair est souvent celui du fond!

Une cuvette d’arrosage autour de l’arbre sera la bienvenue : l’eau restera ainsi bien à l’aplomb du système racinaire.

Un paillage doit idéalement compléter le tout, afin de conserver l’humidité, limiter la concurrence des graminées, couvrir la terre à nue et apporter de la matière organique au sol.

Jardin

Jardin en cours # épisode 24

Se remettre en selle

Je souhaiterai ne plus avoir à parler de « tristes évènements » en entamant un nouveau billet mais malheureusement, il me faut faire avec pour l’instant.

On dit que lorsque l’on tombe de cheval, il faut se remettre en selle tout de suite pour éviter la peur – ce que je n’ai pas fait petite fille… Cependant, au jardin, malgré les dégradations subies, j’ai choisi de continuer le projet et de me remettre en selle!

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